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Les bandes de spectre devraient être communes au niveau mondial et identifiées en dessous de 5 GHz

Il est prévu que les technologies IMT-Advanced soient environ 10 à 15 fois plus efficaces spectralement que les technologies mobiles actuelles. De plus, l’industrie mobile est en train de développer de nouveaux concepts, comme les radios/réseaux cognitifs, qui pourraient détecter et utiliser le spectre non utilisé. Toutefois, ces développements ne peuvent pas à eux seuls faire face à la demande de spectre prévue. L’amélioration de l’efficacité spectrale attendue n’est pas suffisante pour satisfaire les besoins en trafic et les technologies de radio/réseau cognitifs ne seront pas disponibles à temps.

Le besoin de fréquences harmonisées reste une exigence importante pour la(les) prochaine(s) décennie(s).

L’harmonisation du spectre au niveau mondial et la clarté réglementaire atteinte pour les IMT-2000 lors de la CAMR-92 et de la CMR-2000 ont permis de nombreux déploiements réussis des UMTS/IMT-2000 pour le bénéfice des consommateurs à travers le monde, qui profitent de services et de terminaux à prix abordables. L’UMTS Forum propose de retenir les notes de bas de pages existantes et les résolutions du RR de l’UIT.

La CMR-07 est le bon moment pour identifier de nouvelles fréquences pour IMT

Pour les décisions précédentes des CMR, une décennie sépare généralement le moment où le spectre est identifié et le moment où l’on peut le libérer et attribuer les licenses. Une décision lors de la CMR-07 permettrait un déploiement des IMT-Advanced dans les années 2015-2020. C’est un échéancier pertinent, selon les études UIT et les études de marché propres à l’UMTS Forum.

La bande de fréquence 3.4 – 4.2 GHz : une réponse à la demande de débit

La bande 3400 – 4200 MHz offre la meilleure opportunité pour satisfaire la majorité de la demande de débit prévue en raison de sa taille. D’ailleurs, cette bande peut également accueillir les systèmes IMT-Advanced qui sont envisagés dans des canaux de largeur de bande allant jusqu’à 100 MHz.

Aujourd’hui, la bande 3400 – 4200 MHz est allouée et utilisée pour les systèmes SFS et SF (Services Fixes), dont BWA (Broadband Wireless Access). L’identification de la bande pour l’IMT doit prendre en compte les possibles utilisations futures des systèmes SFS.

Il est par ailleurs probable que l’IMT-Advanced et les systèmes SFS puissent occuper la même bande en utilisant la séparation géographique et celle du domaine des fréquences, ou lorsque la division de la bande est utilisée. (Voir schéma ci-dessous).

L’UIT-R a récemment finalisé la nouvelle version du rapport UIT-R sur le partage entre les systèmes IMT-Advanced et le SFS dans les bandes de fréquences 3400 – 4200 et 4500 – 4800 MHz. L'étude traite de l'interférence en co-canal et en bande adjacente ainsi que de la saturation des amplificateurs faible bruit des récepteurs SFS causées par les émissions des systèmes IMT-Advanced.

L’étude conclu que dans ces cas là, une zone d’exclusion s’étendant de moins d’1 km à plusieurs centaines de km sera nécessaire autour des stations terriennes SFS. Il faut noter que plusieurs techniques de mitigation peuvent être utilisées pour minimiser la taille de ces zones d’exclusion et que ces techniques ne sont pas prises en compte dans les études UIT-R.

Comme chacune des stations terriennes du SFS utilise seulement une petite partie de la bande 3400 - 4200 MHz (la largeur de bande des récepteurs des stations terriennes du SFS étant typiquement de 4 kHz à 72 MHz) il faut remarquer que la partie restante de la bande pourrait être utilisée par les réseaux IMT-Adanced à l’intérieur des zones d’exclusions. Bien entendu, dans la mesure ou de nombreuses zones d’exclusions viendraient à se chevaucher, toutes les bandes actuellement utilisées par les stations terriennes SFS seraient inutilisables pour l’IMT-Advanced.

Il n’y a cependant en Europe que quelques emplacements ou plusieurs zones d’exclusions viendraient à se chevaucher, et même dans ce cas là, seule une partie de la bande complète serait concrètement occupée par les récepteurs des stations terriennes SFS, laissant ainsi le reste disponible pour une utilisation mobile. En outre, dans plusieurs pays européens, il existe de larges espaces libres de zones d’exclusions du fait du faible nombre de stations terriennes SFS en fonctionnement. Dans ces zones, il n’y aurait donc pas de restrictions pour l’IMT-Advanced liées aux utilisations SFS. Dans certains pays, le nombre de stations terriennes du SFS est très limité et les positions ainsi que les fréquences qu'elles utilisent peuvent être déterminées par des moyens réglementaires ou techniques.

Néanmoins, dans d’autres pays, il y a des milliers de stations terriennes en fonctionnement dont l’emplacement et les charactéristiques techniques sont inconnus. Si l’emplacement et les caractéristiques des stations terriennes du SFS ne peuvent être déterminés, la segmentation de la bande pourrait être une des possibilités pour permettre le déploiement de l’IMT-Advanced.

Même une identification limitée permettrait aux pays concernés de disposer d’un certain degré du déploiement de l’IMT-Advanced. L’estimation de la demande de spectre de l’UIT-R montre le besoin global de spectre prévu d’ici à 2020. De son côté, le déploiement de l’IMT-Advanced est attendu aux alentours de 2015. Ceci doit permettre l’usage de la segmentation de la bande au moment opportun.

imt
Schéma 2 : Séparation entre l’IMT et SFS sur les domaines géographiques et des fréquences.
Source : Rapport 100 de l’ECC, UIT-R Doc8/185, disponible sur
www.ist.winner.org